Article sur Fred Lebas dans Le Progrès


Double-licencié FFC et Ufolep, pratiquant aussi bien la route que le cyclo-cross, Frédéric Lebas est un peu le cycliste multicartes du département. Il se sent bien sur un vélo : « Si on avait un vélodrome à proximité, je ferais sûrement aussi de la piste, » se plaît-il à ajouter.

Ayant baroudé à Crottet, puis Grièges, le jeune papa de 29 ans a posé ses roues du côté de Saint-Denis Cyclisme, auprès du président Grimoud qu’il trouve à sa convenance, quoiqu’un peu « trop cool parfois ».

Avec trois victoires sur route à son actif cette année (Tournus, Villars et Foissiat), le Sandenien réalise une saison honnête avec un mode de préparation un peu surprenant : « Je roule beaucoup l’hiver, me constituant ainsi un foncier intéressant pour la suite de la saison. Puis je cours très régulièrement si bien qu’une longue sortie de 3h30 par mois me suffit pour être dans le coup. J’aime aussi rouler avec ma fille de 2 ans à l’arrière en guise de lest dans une petite carriole adéquate, en regardant les vaches dans les champs. Elle adore ça. Mais je ne me prends pas la tête. Je vais au restau chaque week-end, je fais la fête. Bref, je ne m’impose pas de contraintes. »

Le mauvais temps approchant, on le verra régulièrement sur les cyclo-cross de la région : « J’y suis techniquement très mauvais. Je compense avec la puissance. Je n’ai pas trop de références en ce domaine si ce n’est en Ufolep : champion départemental, régional, et 9 e au National l’an dernier. »

Beaucoup de modestie de la part d’un garçon attachant qui ose également parler de son souci physique qui lui barre certainement l’accession à de meilleurs résultats : « J’ai une maladie du cycliste : l’endofibrose iliaque. C’est une artère qui se bouche à l’effort, ne me permettant pas de rouler au-dessus de mon seuil cardio. Je ne peux donc jamais me mettre dans le rouge, et je pédale en quelque sorte d’une seule jambe. Il y a des jours où je ne la sens pas comme à Foissiat où je volais littéralement. C’est ce problème qui m’empêche de disputer des chronos que j’apprécie pourtant, tout comme j’adore rouler avec les premières catégories, car leur rythme soutenu et régulier me convient bien ».
Gérard Bardet

Le Progrès