Daniel Perret réactions

Suite à son titre de champion du monde masters dans l’épreuve de course de côte, Daniel Perret se confie à la presse locale.
Fin août en Autriche, le vétéran de St-Denis cyclisme s’est imposé dans la course de côte du Mondial
Daniel Perret, vous voilà champion du monde ! « J’avais déjà participé il y a deux ans et j’avais repéré cette course de côte qui m’avait bien plu et que je savais pouvoir gagner. Malheureusement en 2009, des ennuis de santé m’avaient empêché d’y aller. J’en avais fait un objectif cette saison. Je suis bien sûr heureux d’avoir pu m’imposer, difficilement il faut le reconnaître, puisque le deuxième termine à une demi-longueur, et le troisième à 5 » ce qui ne fait pas de gros écarts pour une course de côte. Le lendemain, je finis encore 9e de la course sur route ».

Comment aviez-vous préparé cette épreuve ? « J’avais de bonnes jambes depuis début août. J’avais gagné à Saint Trivier de Courtes. Ensuite, mes résultats avaient été plus aléatoires, mais j’étais toujours dans les dix premiers. J’étais donc parti avec de belles ambitions, même si je savais que les coureurs que j’allais rencontrer seraient aussi forts que moi sinon plus ».

Rappelez-nous comment se passe cette épreuve ? « Jusqu’à cette année, cela risque de changer, c’est un véritable championnat du monde officiel, placé sous l’égide de l’UCI. Il se déroule chaque année au Tyrol, à Saint Johan près de Kitzbühel. Rien que pour le voyage, ça vaut la peine d’y aller. Le parcours de la course de côte est un peu particulier. Il y a d’abord un kilomètre avant de prendre une bosse à 15 % qui opère une première sélection. Ensuite, le profil s’adoucit sur 4 à 5 km de faux plat montant et descendant. Certains arrivent à revenir, mais il faut être en tête dans la première difficulté pour espérer bien figurer. Le pourcentage va en s’accentuant et on finit par un nouveau passage à 15 % sur les 500 derniers mètres. C’est là que la course se joue ».

Comment s’est passée votre course ? « J’ai basculé dans les huit premiers en haut du premier raidard. J’ai contrôlé ensuite et dans le final, j’ai tout donné. Mais j’ai douté jusqu’à 50 m de la ligne d’arrivée. Je reprenais centimètre par centimètre. Je n’avais pas les jambes de feu pour laisser l’autre sur place ».

Dimanche dernier à Chanoz Châtenay, vous avez disputé votre dernière course de la saison sur route. Maintenant, place au repos ? « J’ai un peu loupé ma dernière sortie par la faute d’une roue qui s’est décentrée. Je ne vais pas reprendre le cyclo-cross avant le 23 octobre à Cessy où auront lieu les championnats de l’Ain. L’objectif est de préparer le championnat de France, fin novembre à Laval, puis le mondial masters en Belgique. J’avais fait deuxième l’an passé. L’objectif c’est cette fois-ci d’être champion du monde ».

Recueilli par

Jean-François Supié